samedi 21 mai 2011

Le retour du Petit chaperon rouge: personnages atypiques en quête d'action

La comédienne Béatrice Picard a bien raison de dire que Charles Perrault en prend pour son rhume dans Le retour du Petit Chaperon rouge - la contre-attaque, film en 3D où la gamine, le grand méchant loup et la mère-grand s'unissent pour lutter contre des méchants. Méchants qui, ô surprise, sont... comment dire... des cousins éloignés. Chose certaine, on retiendra une constante de ce méli-mélo: atypiques, les trois personnages sont en quête d'action.

La fin de La vraie histoire du Petit Chaperon rouge ouvrait toute grande la porte à une, voire à plusieurs suites de cette interprétation très XXIe siècle du conte du Perrault. C'est fait!


Dans Le retour du Petit Chaperon rouge - la contre-attaque, tourné en 3D, Rouge et le Loup sortent de leur forêt pour se lancer à la poursuite de Hansel et Gretel (eh oui!), kidnappés dans une ville appelée Big City, savant mélange de San Francisco, New York et Chicago. Travaillant pour l'agence HAE, genre de CTU (Counter Terrorrism Unit) des dessins animés, ils profitent de l'aide de la Grand-mère, toujours aussi casse-cou.


Si l'histoire est très différente de celle de la première mouture et que les personnages gagnent en définition, une chose ne change pas: les comédiens Karine Vanasse (Rouge), Pierre Lebeau (le Loup) et Béatrice Picard (Grand-mère) reprennent du service pour la version française.


«Dans le premier film, Rouge apprenait à avoir confiance en elle alors que, dans cette suite, elle apprend à faire confiance aux gens autour d'elle, observe Karine Vanasse à propos de son personnage. Pour résoudre son enquête, Rouge veut utiliser ses propres techniques, mais le Loup a aussi les siennes. Elle finit par comprendre que la mise en commun des techniques de travail donne de bons résultats.»


Le Loup et Rouge travaillant main dans la main? C'est pour mieux réussir, mon enfant! Et, en toute honnêteté, le Loup profite de la présence de sa très intelligente et organisée partenaire. «Le Loup ressemble à tout sauf à ce à quoi on s'attend, indique le comédien Pierre Lebeau. Il se veut rusé, intelligent et habile; en réalité, il est gaffeur et malhabile. Il est totalement hors propos dans les circonstances dans lesquelles il est plongé.»


Et que dire de cette incroyable Grand-mère? Sportive, audacieuse et douée pour cacher sa vie secrète dans le premier film, elle nous revient ici dans une forme du tonnerre, qui sera très utile lorsque Rouge et le Loup se trouveront dans des situations précaires.


En entrevue, Béatrice Picard communique la même forme et le même désir d'être dans l'action que son personnage. Elle parle de Grand-mère avec beaucoup d'affection et d'exclamations, ponctuant pratiquement chacune de ses phrases d'un grand rire. «Elle est très dynamique. Je pense que toutes les grands-mères devraient être comme elle, dit-elle. Elle aime s'amuser et elle est pas mal flyée. Elle est de son temps!»


En dépit de son côté casse-cou, Grand-mère demeure une... grand-mère. «Je crois qu'elle est foncièrement bonne et attentive, poursuit Mme Picard. Je crois qu'elle reflète le personnage type, tel que les jeunes se l'imaginent.»


Intensité derrière le micro


Pour le simple spectateur, le doublage d'un film peut paraître un genre mineur. Il n'en est rien, rappellent les trois comédiens, qui ont le plus grand respect pour leurs collègues qui font ce travail. Oui, ils éprouvent un plaisir certain à le faire. Oui, le travail prend moins de temps qu'une répétition de pièce de théâtre. Il reste qu'il y a un produit à livrer avec les bonnes intonations et un moulage parfait à atteindre avec le personnage et la voix originale.


«On doit mettre son ego de côté pour bien cerner ce que l'acteur d'origine a fait, dit Karine Vanasse. Devant la caméra, ton visage, ton physique servent à faire passer une émotion alors qu'ici, tu n'as que la voix. Si tu es fatiguée, malade ou de mauvaise humeur, ça peut fort bien paraître dans ta voix. Tu as alors moins d'outils pour cacher tes émotions.»


Pierre Lebeau abonde. «J'aime cet univers où l'on retrouve des personnages de plusieurs films. Et puis, il y a des répliques à double sens où enfants et adultes trouveront leur compte, mais peut-être pas pour la même raison. En somme, il y en a pour tout le monde.»


Le retour du Petit Chaperon rouge - la contre-attaque sort en salle le 29 avril.


André Duchesne

La Presse

mardi 26 avril 2011

Britney Spears dans un film?

Après deux flops au cinéma, dont le long métrage Crossroads en 2002, la chanteuse Britney Spears pourrait tourner de nouveau.

C'est du moins le souhait exprimé par le très réputé cinéaste David O. Russell, dont le plus récent film, The Fighter, a récolté deux Oscars d'interprétation en mars, en entrevue au New York Magazine la semaine dernière.

Il a même avoué avoir déjà fait passer une audition à la chanteuse il y a quelques années.

Le cinéaste a cependant indiqué qu'il aimerait aussi travailler avec des acteurs plus reconnus pour leur jeu que pour leurs frasques, comme Johnny Depp et Cher.

La Presse

lundi 6 décembre 2010

330,1 millions $ pour Harry Potter en une fin de semaine

Le dernier film de la série Harry Potter a pris la tête du box-office mondial en engrangeant 330,1 millions de dollars dans le monde au cours du week-end suivant sa sortie, a indiqué dimanche le studio Warner Brothers dans un communiqué.

Les reliques de la mort, première partie du dernier volet de la série des aventures du jeune sorcier, a généré 125,1 millions de dollars de recettes rien qu'aux Etats-Unis, et 205 millions à l'international.

Le nouveau film dépasse ainsi de 22 % la performance du précédent, Harry Potter et l'Ordre du Phénix, lors de son premier week-end de projections en salles (102,6 millions de dollars).

Le long métrage a battu le record du meilleur week-end pour un film au Royaume-Uni avec 17,5 millions de livres (28 millions de dollars), et celui du meilleur week-end d'ouverture de la série en Australie (15 millions de dollars) et en Russie (12 millions).

Le film bat aussi le record d'ouverture pour un film dans les salles Imax, avec un total de 16,6 millions de dollars récoltés ce week-end: 12,4 millions de dollars dans 239 sites en Amérique du Nord et 4,2 millions de dollars sur 101 écrans à l'international.

«C'est vraiment un film phénomène et c'est seulement le début pour l'avant-dernière sortie de la série. (...) Nous nous attendons à ce que ce succès dure pendant toute la saison des fêtes et au-delà», a commenté Dan Fellman, directeur des sorties aux Etats-Unis.

Warner Brothers rappelle que les six épisodes déjà sortis de la série ont engrangé un total de 5,4 milliards de dollars dans le monde à ce jour et les débuts réussis des Reliques de la mort assure à Harry Potter «une place dans l'histoire du cinéma».

Agence France-Presse

jeudi 25 novembre 2010

Huit films en lice pour le prix Louis-Delluc

Huit films sont en lice pour le prix Louis-Delluc qui sera décerné le 17 décembre prochain, selon un communiqué rendu public mercredi par les organisateurs.

Créé en 1937 et surnommé le «Goncourt du cinéma», le prix Louis-Delluc récompense le meilleur film français de l'année. Il doit son nom à Louis Delluc, cinéaste et écrivain.


L'an dernier, le prix avait été attribué à Un prophète de Jacques Audiard.


La liste des films retenus par le jury inclut Carlos (version longue) d'Olivier Assayas, Des filles en noir de Jean-Paul Civeyrac, Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, Mystères de Lisbonne de Raoul Ruiz, La princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, The Ghost Writer de Roman Polanski, Tournée de Mathieu Amalric et White Material de Claire Denis.


Six films ont par ailleurs été sélectionnés par le jury pour le Prix Louis-Delluc du premier film, soit Belle épine de Rebecca Zlotowski, Domaine de Patrick Chiha, Gainsbourg (Vie héroïque) de Joann Sfar, Une exécution ordinaire de Marc Dugain, Un poison violent de Katell Quillévéré et La vie au ranch de Sophie Letourneur.


Associated Press
Paris

mercredi 13 octobre 2010

Le film d'Angelina Jolie ne pourra être tourné en Bosnie

Les autorités bosniaques ont annulé mercredi l'autorisation de tournage d'un film réalisé par Angelina Jolie, une histoire d'amour pendant la guerre en Bosnie, à la suite de la protestation d'une association de femmes violées pendant le conflit, selon la radio nationale (BHR1).

Le ministre de la Culture de la Fédération croato-musulmane (l'une des deux entités de Bosnie), Gavrilo Grahovac, est revenu sur une décision prise préalablement par son ministère, autorisant l'équipe du film à tourner des scènes dans la région de Sarajevo et de Zenica (centre).


Selon la presse bosniaque, le film porterait sur une histoire d'amour entre une Musulmane violée et son bourreau, un Serbe.


«Ils ne disposent plus de l'autorisation de tourner le film en Bosnie-Herzégovine. Ils l'auront s'ils nous font parvenir le scénario avec une histoire qui ne sera pas celle qu'on connaît aujourd'hui, d'après ce que nous ont raconté des gens ayant lu le scénario», a déclaré M. Grahovac.


Selon le magazine Variety toutefois, le film porte simplement sur une histoire d'amour entre un Serbe et une Bosniaque au début de la guerre et l'influence du conflit sur leur relation.


Selon une actrice bosniaque, Zana Marjanovic, engagée pour interpréter le rôle principal, il s'agit d'une «histoire d'amour qui se passe pendant la guerre en Bosnie» et qui «ne fait pas la promotion d'opinions politiques».


«Nous ne pourrons pas empêcher que le film soit tourné ailleurs, mais nous pouvons au moins exprimer notre réprobation devant le tournage d'un film qui ne raconte pas la vérité et qui blesse un grand nombre de victimes», a ajouté M. Grahovac.


L'actrice américaine est déjà en train de tourner son premier film en qualité de réalisatrice en Hongrie, et entendait poursuivre le tournage en novembre en Bosnie.


«C'est une histoire mensongère. Parmi les milliers de témoignages de femmes violées pendant la guerre, il n'existe pas un seul qui raconte une histoire d'amour entre la victime et son bourreau», s'est exclamée Bakira Hasecic, présidente de l'association Femmes victimes de la guerre de Sarajevo, interrogée par l'AFP.


«Nous ne permettrons pas qu'on avilisse notre peine», a-t-elle ajouté.


Agence France-Presse
Sarajevo

mardi 27 juillet 2010

Plusieurs tournages américains à Paris cet été

Avantages fiscaux à la clé, Paris fait plus que jamais recette cet été puisque les Américains Woody Allen, Martin Scorsese et Madonna posent cet été leur caméra dans la capitale française lors d'une bonne saison où une vingtaine de longs métrages seront tournés.

«Après le ralentissement d'activité observé l'an dernier et début 2010, Paris voit s'épanouir cet été un grand nombre de tournages dans ses rues», se félicite Michel Gomez, qui pilote la Mission cinéma de la Ville de Paris.


En 2009, seul le Britannique Christopher Nolan avait profité de la belle saison pour tourner pendant une semaine une scène emblématique du thriller américain Inception avec Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard, actuellement en salles, à Paris.


Cet été trois projets venus de l'autre côté de l'Atlantique y seront tournés.


En s'installant pour sept semaines, jusqu'à fin août, dans la capitale pour filmer Midnight in Paris - qui réunit Marion Cotillard, Owen Wilson et un second rôle ultra-médiatisé, Carla Bruni-Sarkozy -, Woody Allen a donné le ton. Une équipe quasi 100 % française tourne cette comédie romantique en costumes des années 20, où la vie d'un couple est bouleversée par un voyage à Paris.


Le mois prochain, Martin Scorsese filmera pendant dix jours The invention of Hugo Cabret adapté du roman éponyme de Brian Selznick, où un jeune orphelin vit dans une gare et héberge un automate.


«Ces films d'époque nécessitent une intervention sur la voie publique pour modifier le mobilier urbain, enlever le marquage au sol, les panneaux», explique Sophie Boudon Vanhille, de la Mission cinéma.


Mis en place fin 2009, le crédit d'impôt international - qui s'étend à 20 % des dépenses de production réalisées en France, jusqu'à un plafond de 4 millions d'euros - a été décisif pour attirer ces tournages.


À ce jour 22 productions, séries télé comprises, en ont bénéficié, ce qui représente 330 jours de tournage et 100 millions d'euros de dépenses.


Selon Thierry de Segonzac qui dirige la Fédération des industries du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia (Ficam), le crédit d'impôt génèrera rapidement «plus de 200 millions d'euros de dépenses par an».


«Pour les films en prises de vues réelles, le crédit d'impôt a pleinement atteint son objectif : générer de l'activité économique, et permettre aux cinéastes étrangers de filmer la France en France et non plus de la simuler ailleurs», explique à l'AFP Franck Priot, délégué général adjoint de Film France, une structure qui assiste les productions étrangères dans l'Hexagone.


«Non seulement on tourne davantage de films en France, mais la durée de leurs tournages s'allonge», note-t-il.


Et, fait rarissime, le studio américain Paramount a confié tous les effets spéciaux de son blockbuster Thor, signé par Kenneth Branagh et tiré d'un des célèbres comic books de Marvel, à la société française Buf.


De même, quatre films d'animations, dont Despicable Me, en salles le 13 octobre, ont ainsi pu être réalisés en France.


«Nous avons en France des stars internationales, des équipes mondialement reconnues, un pays qui fascine toute la planète, une tradition d'accueil des cinéastes qu'incarne le Festival de Cannes, des studios d'effets spéciaux et d'animation du niveau de ceux de Pixar ou DreamWorks. Il nous manque de grands studios intégrés comme ceux de Pinewood à Londres ou Babelsberg à Berlin», estime M. Briot.


Un manque que la Cité du cinéma projetée par Luc Besson en Seine-St-Denis, banlieue défavorisée de l'est parisien, vise à combler.


Agence France-Presse
Paris

samedi 10 juillet 2010

Avatar: plainte pour plagiat en Chine


Un tribunal de Pékin va examiner une plainte déposée par un Chinois qui accuse James Cameron, le réalisateur d'Avatar, d'avoir plagié un de ses livres pour bâtir le scénario du film le plus lucratif de l'histoire du cinéma, a annoncé samedi un quotidien officiel chinois.


Après un premier rejet de la plainte en mars pour insuffisance de preuves, le tribunal a accepté d'examiner la requête de Zhou Shaomou après sa décision de ne plus réclamer 147 millions de dollars de dommages et intérêts, a indiqué le China Daily citant l'auteur.


Avatar, le film phénomène de James Cameron, a rapporté 2,7 milliards de dollars de recette depuis sa sortie fin 2009.


«On m'a demandé de me présenter devant le tribunal lundi pour fournir plus de preuves», a déclaré au journal M. Zhou, sans donner plus de détails sur la nature de ces preuves.


Selon le quotidien, la plainte pourrait être examinée d'ici six mois.


«En raison de la nationalité étrangère des accusés et des sociétés mises en cause, cela prendra du temps d'envoyer la mise en accusation par les voies diplomatiques», a expliqué au journal un magistrat chinois, Lu Yao.


Outre M. Cameron, M. Zhou poursuit la société américaine 20th Century Fox Corporation, deux distributeurs chinois ainsi que le cinéma où il a vu le film.


Selon lui, l'intrigue d'Avatar, fresque futuriste en 3D qui raconte l'histoire d'un ex-marine paraplégique envoyé sur la planète Pandora, peuplée d'êtres à la peau bleue, est similaire à celle d'un roman qu'il a publié à 1997.


Le livre, intitulé «La légende du corbeau bleu», est paru en feuilleton sur deux sites internet chinois en 1999, selon des médias chinois.


Le site officiel du film américain indique cependant que James Cameron avait commencé à élaborer son scénario il y a quinze ans, c'est-à-dire avant que le roman de M. Zhou ne soit achevé.


Avatar a connu un énorme succès en Chine, enregistrant une recette record dans ce pays depuis sa sortie en début d'année.


Agence France-Presse Pékin